Rentrée 2020 dans le 1er degré, 1248 postes supplémentaires réduits à 625

Le 7 avril 2020, Jean-Michel Blanquer annonçait une dotation de postes supplémentaires dans le premier degré – s’ajoutant aux 440 postes déjà alloués – de 1 248 postes. Si l’on pouvait se désoler qu’il faille une épidémie pour obtenir des créations de postes en plus, cette grâce accordée fit illusion. Néanmoins, le SNALC, dans un communiqué intersyndical, prit acte de cette dotation, tout en dénonçant le manque persistant de moyens pour couvrir tous les besoins, le second degré payant un lourd tribut sur le principe des vases communicants.

À cela s’ajouta l’injonction du Ministre de ne fermer les classes en milieu rural (i.e. pour les communes de moins de 5 000 habitants) qu’avec l’accord des maires des communes concernées. Cependant, aucun élu, en année d’élections municipales, ne pouvait décemment se porter volontaire pour faire subir une fermeture de classe à ses administrés, sauf cas très particuliers.

Pour la rentrée 2020, notre ministre s’était engagé à dédoubler les classes de grande section de REP et REP+. Le plafonnement des classes de grande section, CP et CE1 à 24 élèves, hors éducation prioritaire, d’ici la fin du quinquennat, faisait également partie de belles promesses antérieures. Hélas, faute encore de moyens suffisants, dédoublements et plafonnements ne seront pas généralisés en septembre. Mais qu’en est-il alors exactement de cette dotation de 1248 postes ?

Sur ces 1248 postes, 625 seulement correspondent à des places supplémentaires au CRPE, pour un total de 11 415 places cette année. Cela s’explique par le fait que le nombre de postes au CRPE d’une académie n’est pas corrélé au nombre de postes alloués.

Les 623 postes restants ne sont donc malheureusement pas définitifs et seront couverts par des mobilités diverses et par le recrutement de contractuels.

Pour le SNALC, cette dotation tronquée, pour affronter les nouveaux besoins engendrés par l’épidémie, ne suffira pas. Ces 625 postes seront tellement dilués, que même si le taux d’encadrement s’améliorera dans le premier degré à la rentrée scolaire 2020, la grande majorité des PE et des élèves ne s’en rendra pas compte.

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