Rémunérations des enseignants : attention à la marche !

Le SNALC a participé à la réunion de ce jour sur les premiers scénarios de revalorisation pour les enseignants, CPE et PsyEN. Le SNALC rappelle que si le projet de réformes des retraites passait en l’état, nos collègues perdraient plusieurs centaines d’euros de pension par mois.

Le ministère maintient bien entendu son engagement sur une revalorisation « en escalier », appuyée sur une loi de programmation qui reste intégralement à construire, et sur laquelle les négociations n’ont toujours pas commencé.

Le ministère n’a pas encore réussi à fabriquer les cas-types concernant les enseignants concernés par le projet de réforme des retraites, mais a concédé que ceux contenus dans l’étude d’impact étaient faux.

Le ministère n’est pas en mesure aujourd’hui de proposer des simulations au-delà de l’année 2021 (les fameux 500 millions). On construit donc la première marche de l’escalier sans avoir les plans du dit escalier. C’est une certaine vision des métiers du bâtiment, qui intéressera sans doute les collègues de la voie professionnelle. Rien ne garantit que la vision d’ensemble arrivera avant un éventuel vote du projet de loi sur les retraites.

Le SNALC a rappelé sa demande d’une revalorisation de nos métiers dans leur intégralité (début, milieu et fin de carrière), via une augmentation de la part fixe de nos rémunérations, et ce sans contreparties.

Sur l’année 2021, les premières propositions du ministère ne correspondent pas à cela. Seuls les débuts et éventuellement les milieux de carrière seraient revalorisés, parfois avec des miettes. En l’état, le projet fonctionne de façon différenciée selon les corps, à partir d’une logique que le SNALC rejette. De plus, une partie des fameux 500 millions serait consacrée à la rémunération de remplacements de courte durée (sous forme d’heures supplémentaires) et de formations hors temps scolaire, ce qui constitue très clairement des contreparties.

Le SNALC se prononcera vers le 20 février sur le fait de continuer ou non de participer à ces négociations. Il est encore temps pour le ministère et le gouvernement de revoir son projet, de suspendre la réforme des retraites et de travailler uniquement sur la revalorisation qui nous est due.

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