Demander un cumul d’activités dans l’Éducation nationale : méthode en 3 étapes

Le principe de base selon lequel l’agent public, fonctionnaire ou contractuel, doit consacrer « l’intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées », comporte des exceptions mentionnées aux articles L123-2 à L123-8 du Code général de la fonction publique (anciennement article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983). Cumuler son activité principale avec une activité secondaire comporte des avantages : compléter une rémunération en berne, exercer des tâches plus stimulantes ou amorcer en douceur une reconversion. Rappelons néanmoins que la priorité de l’administration est de s’assurer du bon fonctionnement du service public et pas d’assurer un complément de revenu à ses agents. Dans un contexte de pénurie d’enseignants pallié par la multiplication d’HSA, son intérêt n’est donc pas forcément compatible avec celui de l’agent qui souhaite se mettre à temps partiel pour monter sa microentreprise de vente de bijoux faits main. Comment, dès lors, éviter de voir sa demande de cumul d’activités retoquée dans « l’intérêt du service » ?

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Concours enseignants : l’heure est grave

Les résultats de l’admissibilité aux concours enseignants sortent et le SNALC ne peut que constater le marasme que le ministère souhaitait dissimuler en refusant de communiquer le nombre d’inscrits.

Les candidats admissibles en mathématiques ne suffisent même pas à couvrir les postes ouverts. D’autres concours connaissent le même sort, à l’instar du CRPE ou du CAPES d’allemand.

Après avoir retenu les informations, après avoir tout fait pour rendre le métier d’enseignant de moins en moins attractif et après avoir réformé le contenu et la place du concours, le ministère continuera-t-il son travail de destruction de l’École ?

Le SNALC exige un rattrapage salarial sans contrepartie de tous les professeurs. Pour commencer à retrouver de l’attractivité, notre métier ne doit plus être un symbole de déclassement.

Le SNALC exige une remise en cause de la réforme Blanquer qui a engendré des concours repoussoirs.

Echelon spécial ou HEA de la classe exceptionnelle

Les promouvables

Conditions d’éligibilité :
  1. Disposer de 3 ans d’ancienneté au 4ème échelon de la classe exceptionnelle au 31 août 2022.
  2. Être :
    • En position d’activité, (y compris CLM, CLD ou CFP),
    • En position de détachement ou
    • Mis à disposition d’un organisme ou d’une autre administration

Les professeurs n’ont pas à faire acte de candidature mais peuvent compléter et enrichir leur CV sur I-Prof.

Les IEN formulent un avis sous la forme d’une appréciation littérale via l’application I-Prof, dont les professeurs des écoles peuvent prendre connaissance (généralement en mai).

Le barème

Il tient compte de l’ancienneté dans le 4ème échelon de la classe exceptionnelle et de l’appréciation de l’IA-DASEN.

L’IA-DASEN formule une appréciation à partir du CV I-Prof et des avis littéraux rendus par les IEN, portés à la connaissance des professeurs concernés. Cette appréciation sur la valeur professionnelle se décline en quatre degrés : Excellent ; Très satisfaisant ; Satisfaisant ; Insatisfaisant

Lorsque l’appréciation pour l’accès à l’échelon spécial est d’un degré inférieur à celle attribuée pour l’accès à la classe exceptionnelle, cette appréciation est motivée.

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Syndicat enseignant