Ne rentrez plus dans le jeu

Que l’on soit professeur ou personnel non enseignant, nous sommes tous conscients d’une chose : le travail que nous faisons n’est pas reconnu à sa juste valeur, d’un point de vue économique et social.

Dès le départ, l’Institution à travers la hiérarchie ou les réformes nous rappelle constamment nos devoirs sans jamais nous faire connaître nos droits. Le système nous fait culpabiliser dès que l’on rencontre des difficultés, même quand nous sommes victimes. Un processus de culpabilisation et d’isolement se développe. Allons plus loin : on pourrait même parler d’une domestication ou d’un formatage des personnels.

CE PHÉNOMÈNE, TRADUIT PAR :

  • du bourrage de crâne via les réformes, circulaires et consignes,
  • une dévalorisation progressive (et une multiplication) de leurs missions mais aussi de leur autorité (élèves/ parents) induisant une perte de confiance en soi,
  • de beaux discours et l’illusion, de (belles) promotions (RDV de carrière, IMP, HSA…) pour les caresser dans le sens du poil, encourageant l’individualisme,
  • une infantilisation manifeste dans la gestion des personnels.

À force de prendre des coups, beaucoup de personnels finissent par être de plus en plus dociles.

Il ressort de cela une absence de combativité générale dans l’affirmation des droits. Dans certains cas, on se distingue par des excès de zèle, qui portent tort à la profession : organisation à répétition de voyages et autres sorties scolaires, multiplication de projets et missions non rémunérés, y compris en dehors du temps scolaire, développement de la réunionite… La liste n’est pas exhaustive.

Il est temps de redevenir acteur de votre condition. Ne rentrez plus dans le jeu de la culpabilité, de l’isolement ou du zèle. Travailler dans l’Éducation nationale ne doit pas être synonyme de sacrifices ni de bénévolat, d’autant que l’Institution actuellement ne reconnaîtra votre travail avec cette dignité à laquelle vous aspirez tant. Prenez confiance. Commencez par pratiquer la grève du zèle en sachant dire non et sollicitez-nous pour connaître et affirmer vos droits.

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