Livret Scolaire Unique : point d’étape

Le LSU suscite toujours beaucoup d’interrogations à l’école et au collège
Nous vous en parlions dans notre précédente revue (Quinzaine Universitaire n° 1401, page 10), le LSU et sa déclinaison numérique continuent de défrayer la chronique en salle des professeurs comme en salle des maîtres. Plusieurs documents académiques, provenant généralement de «groupes de travail» chapeautés par des inspecteurs, tentent en effet de recréer les livrets de compétences. Cela peut aller du sympathique conseil à la franche injonction, le tout fondé sur une interprétation assez fantaisiste des textes. De nombreuses formations en établissement intitulées «enseigner/évaluer par compétences» semblent également se développer ces derniers temps.

Le SNALC dispose heureusement, d’une excellente maîtrise des textes règlementaires sur le sujet. Vous pouvez désormais vous servir de nos diaporamas premier et second degré (https://www.snalc.fr/national/article/2854/) pour animer des heures d’information syndicale auprès de vos collègues afin de lever les ambiguïtés et de débusquer les demandes non fondées. Nous intervenons tant au niveau académique qu’au niveau national pour que les collègues ne se retrouvent pas avec un double travail bulletin LSU+ «bulletin de compétences».

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de prendre parti sur la question des compétences dans l’enseignement. Les professeurs enseignent des compétences depuis que le monde est monde («lire» est sans aucun doute une compétence, et une compétence sacrément utile !). Le SNALC a toujours défendu la liberté pédagogique, et chaque professeur est le mieux placé, dans sa ou ses classes, pour déterminer quelle forme d’enseignement est la plus adaptée à ses élèves.

En revanche, si l’on enseigne, entre autres, DES compétences (cela fait partie de la transmission des savoirs), on n’est certainement pas obligé d’enseigner PAR compétences, ni d’évaluer PAR compétences. Vous n’avez pas à vous laisser imposer cela par votre supérieur, ni par votre équipe. Si vous souhaitez harmoniser vos pratiques pédagogiques dans votre école ou votre établissement, faites-le, mais dans le respect des avis (et des désaccords et refus éventuels) de chacun, TZR inclus (cela va de soi, mais cela va encore mieux en le disant).

REFAIRE, C’EST TRAVAILLER DEUX FOIS
De nombreux témoignages nous sont parvenus au sujet de l’obligation de remplir à nouveau/recopier ailleurs les bulletins du 1er trimestre pour les transférer sur l’application officielle LSUN. Rappelons que les applications éditeurs les plus courantes (type Pronote, Sacoche, etc.) ont été mises en conformité par rapport au LSUN afin de pouvoir faire remonter les données. Beaucoup d’autres applications sont déjà mises en conformité, ou le seront bientôt. Il est donc urgent d’attendre !
Dans certains cas, on ne vous a peut-être pas demandé de remplir la partie «principaux éléments du programme travaillés durant la période». Or cette partie doit être renseignée pour que la remontée vers LSUN puisse avoir lieu. Nous vous conseillons alors d’indiquer tout simplement «voir le cahier de textes électronique», ce qui sera peu chronophage.
En revanche, vous n’avez certainement pas à reproduire ailleurs la totalité de vos appréciations et de vos notes/positionnements. Sachez que de nombreux chefs d’établissement sont tout aussi perdus que vous avec LSUN, et que certaines demandes peuvent tout simplement venir d’une incompréhension qui sera levée par la suite.

Est-ce que l’utilisation de la plateforme de saisie gouvernementale est obligatoire ?
Non, le ministère et l’équipe développant le LSU ont souhaité laisser le choix de l’outil aux enseignants.
Les documents produits par des applications tierces peuvent être communiqués aux parents en toute conformité s’ils respectent le format officiel.

LSU (Livret Scolaire Unique) 1er degré – Liste des solutions

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