Du bon usage des heures connexes

Malgré la possibilité d’aller jusqu’à 45 semaines, les contrats de travail des AESH sont rédigés sur une base de 41 semaines. Or, l’année scolaire ne compte que 36 semaines de classe. Les 5 semaines rémunérées en sus sont dues par les AESH sous la forme d’heures connexes. Elles permettent de tenir compte des missions que l’AESH effectue en lien avec l’exercice de ses fonctions en dehors du temps scolaire.

Comment sont calculées les heures connexes ?

Ces heures connexes n’ont pas vocation à être lissées sur l’année.

En fonction de votre quotité horaire, vous n’aurez pas le même nombre d’heures connexes à effectuer sur l’année.

Ainsi, pour un 62% (24 heures d’accompagnement par semaine), vous devez faire 120 heures connexes par année scolaire (24 X 5).

Pour un 50% (19.5 heures d’accompagnement par semaine), vous devez faire 97.5 heures connexes par année scolaire (19.5 X 5).

À quoi peuvent servir les heures connexes ?

Les heures connexes sont toutes les heures de travail effectuées hors présence des élèves.

Elles permettent de couvrir les activités complémentaires et connexes à l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Elles peuvent servir à :

  • la préparation des séances ;
  • la participation à des actions de formation en dehors du temps d’accompagnement ;
  • l’information sur le handicap notamment par la plateforme Cap École inclusive ;
  • la participation à des temps de réunion avec l’équipe éducative.

Pourquoi est-il nécessaire de comptabiliser les heures connexes ?

Les heures connexes peuvent assez facilement être dépassées, notamment si vous participez en début de carrière aux 60 heures de formation obligatoires, si vous participez à la journée de pré-rentrée ou encore si vous accompagnez plusieurs élèves.

Les réunions (réunions des équipes pédagogiques, ESS, conseils de classe, journée de pré-rentrée…), les temps de concertation et d’échanges avec les enseignants, CPE, conseillers d’orientation… (souvent « informels » sur le temps de la pause méridienne, de la récréation ou de l’intercours), les temps de préparation pour les élèves accompagnés, les recherches sur les différents handicaps, la mise à jour des cours durant les absences des élèves, les démarches administratives (obtention des codes parking ou/et photocopie, de la carte cantine…, lecture du règlement intérieur, du projet d’établissement, du projet d’école…), la prise de connaissance des documents utiles à l’accompagnement (PPS, GEVASCO…), les temps de saisie des frais de déplacement sur CHORUS ou sous une autre forme … font partie des heures connexes et peuvent très vite être multipliés.

Il est donc important que vous teniez le compte au quotidien des heures connexes effectuées afin que vous ne dépassiez par votre quota annuel.

À quoi ne peuvent-elles pas servir ?

Les heures connexes existent depuis peu de temps. Les enseignants, directeurs, chefs d’établissement et supérieurs hiérarchiques ne sont pas forcément formés aux droits et devoirs des AESH. Il peut donc arriver que les AESH soient face à des demandes qui ne sont pas dans le cadre des textes officiels.

Ainsi, les sorties scolaires avec nuitées, les journées École ouverte, les stages de réussite, les kermesses et autres lotos ne peuvent pas vous être imposés sous prétexte des heures connexes. La participation à ces manifestations se fait uniquement sur la base du volontariat.

On ne peut pas non plus vous demander d’effectuer du travail administratif sur votre quota d’heures connexes.

Les AESH sont des professionnels de l’accompagnement et ne sont pas corvéables à merci. Si vous subissez des pressions pour réaliser indûment des heures connexes, n’hésitez pas à solliciter l’équipe du SNALC de votre secteur qui pourra vous accompagner dans vos démarches.

Sylvie Morante Cazaux, secteur AESH, aesh-avs@snalc.fr

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