Colère des personnels : au-delà du constat, le SNALC propose une action légale

Le SNALC n’a cessé de dénoncer la dégradation des conditions d’exercice et des rémunérations des personnels de l’Éducation nationale. Aussi se félicite-t-il d’être aujourd’hui rejoint dans les combats syndicaux qu’il a intensifiés ces dernières années par des agents de plus en plus nombreux, adhérents ou sympathisants, gilets jaunes ou stylos rouges en complémentarité de son action syndicale.

Ce besoin de dénoncer et réagir, déjà affirmé par le mouvement #PasDeVague, est révélateur du degré de saturation de la profession : baisse historique du pouvoir d’achat, revalorisations en trompe-l’œil, réformes aberrantes ne cessent d’accabler les personnels et leurs conditions de travail. La colère gronde, explosive par endroits, mais nos dirigeants restent sourds et continuent d’imposer des mesures, à l’image du projet de décret sur la seconde HSA imposée.

Le SNALC, plus que jamais renforcé dans sa représentativité, continuera de défendre avec acharnement les intérêts des personnels qu’il représente, sans compromission ni récupération, selon ses prérogatives syndicales. Il veillera cependant à protéger ses adhérents contre des moyens d’action illégaux qui les pénaliseraient inévitablement : note unique pour tous ou absence d’évaluation, etc.

Enfin, contre la réforme du collège, le SNALC rappelle qu’il avait proposé seul – et contre tous, y compris l’ensemble des autres organisations – la grève pendant les corrections du brevet des collèges, légale et bien plus bénéfique et redoutée qu’une journée de grève ordinaire. Dans ce contexte de saturation, le SNALC n’hésitera pas à réitérer, après consultation de ses adhérents, son mot d’ordre de grève du stylo rouge : grève les jours de correction d’examens.

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