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Réforme territoriale: non aux fusions…

… qui provoquent des suppressions de postes !

Éclairage sur les VOTES 
Le Secrétaire général , M. Guin, confirme que le Premier Ministre doit d’ici la fin juillet statuer sur l’éventuelle fusion de 5 académies (Aix-Nice, Lille-Amiens, Besançon-Dijon, Caen-Rouen et Poitiers-Limoges) qui serait effective au 1er janvier 2018.Le SNALC-SNE (FGAF) a proposé aux membres du CTM d’adopter le vœu suivant:« Les organisations syndicales représentées au Comité Technique Ministériel de l’Education Nationale proclament solennellement ce jour leur opposition aux 5 fusions d’académies envisagées. Elles s’opposeront également aux conséquences de la réforme territoriale (coopération renforcée, etc..) qui aboutiraient à des suppressions de postes ».

Sur l’adoption du voeu proposé par le SNALC-SNE (FGAF):
FGAF, CGT, FSU, FO ont voté pour…
L’UNSA et la CFDT ont refusé de voter

RÉSULTAT:
malgré le refus de l’UNSA et du SGEN-CFDT,
le vœu du SNALC-SNE (FGAF) est adopté
contre la fusion qui provoque des suppressions de postes

Ecole : pourquoi le SNALC ?

Le SNALC est un syndicat indépendant et républicain. Indépendant car il n’est lié à aucune organisation politique et n’est financé que par les cotisations de ses adhérents. Républicain car il défend une École publique de qualité pour tous, définie par un cadrage national fort et qui permet à chacun de réaliser son potentiel.

Le SNALC, plus ancien syndicat de l’enseignement public, était au départ un syndicat des professeurs du second degré, mais il a désormais fait le choix d’ouvrir son champ de syndicalisation afin de défendre tous les personnels en faisant valoir le statut de chacun.

Le SNALC affirme que l’école primaire est la base sans laquelle rien ne peut être construit. Il défend une conception de l’enseignement fondée sur la transmission des savoirs, dans le but de développer le potentiel de chaque élève le plus loin possible, loin des excès du constructivisme qui laisse trop d’élèves livrés à eux-mêmes. Il demande un recentrage du premier degré et non une dispersion vers des champs de savoirs sans aucun doute intéressants mais non prioritaires, et pour lesquels les professeurs des écoles ne sont souvent pas formés (langue vivante, numérique, histoire des arts…). Il en va de même pour les activités annexes qui consomment du temps d’enseignement pour des résultats souvent peu probants (prévention routière, lutte contre les addictions, contre les dangers d’internet, etc.).

Le SNALC (avec son partenaire le SNE) est le seul syndicat à globalement approuver l’esprit des programmes de 2008 (tout en étant loin de les trouver parfaits), et à affirmer que ceux de 2002 ont poussé trop loin la logique de transversalité et d’auto-construction des connaissances.

Pour le SNALC, enfin, la question pédagogique est centrale : il faut suffisamment de temps avec les élèves (plutôt qu’en réunion) pour leur permettre de fixer les connaissances et de les automatiser. Il faut défendre la liberté pédagogique des professeurs en les formant de façon idéologiquement neutre, et non en leur imposant des méthodes dont l’efficacité est douteuse. Il ne faut pas condamner le recours au par cœur, à l’analyse grammaticale, à toutes ces choses nécessaires à la formation de l’esprit.

Le SNALC s’est opposé à la réforme des rythmes scolaires. Il a demandé que l’avis des conseils d’école soit respecté.