Archives de catégorie : Snalc

École du socle : un rejet à confirmer !

Le SNALC salue le retrait des dispositions créant l’école du socle (aussi nommée établissements des savoirs fondamentaux) du projet de loi « École de la confiance ». Il apprécie que le ministre fasse preuve de bon sens dans cette affaire, après avoir tout de même tenté par tous les moyens de faire passer cette disposition.

Le retrait intégral de cet article était une demande forte et étayée que nous avons portée auprès du ministère et des élus depuis le début.

Le SNALC demande que l’école du socle ne revienne pas par la fenêtre, par exemple lors de la commission mixte paritaire.

Le SNALC propose que, la prochaine fois, le dialogue social soit mené dans le bon ordre et qu’on ne découvre pas au détour d’un amendement à l’Assemblée une disposition aussi énorme et qui n’avait fait l’objet d’aucune concertation avec les organisations représentatives.

Comité technique ministériel du 14 mai 2019 : déclaration

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les représentants de l’Administration, Mesdames et Messieurs les membres élus du Comité Technique Ministériel,

Le SNALC et le SNE attirent depuis longtemps votre attention sur un grand nombre de dysfonctionnements ou d’insuffisances au niveau de notre ministère, comme sur le respect dû aux agents, la prise en compte du travail des directeurs d’école, la question de l’inclusion scolaire, les problèmes liés aux mutations, la médecine du travail, les ressources humaines, le logement, les heures supplémentaires non-souhaitées, les réformes menées au niveau des trois voies du lycée ou bien encore la rémunération.

Nous développerons plus particulièrement deux points, à savoir la question salariale et celle de la confiance du ministère envers ses agents.

En ce qui concerne la rémunération, le SNALC produit depuis de nombreuses années une étude indiquant la perte de pouvoir d’achat chez les enseignants, qui pourrait être étendue à de nombreuses autres catégories de personnels. Les comparaisons tant avec les pays de l’OCDE qu’avec les autres agents de la fonction publique d’État sont sans appel. La situation est grave. Nos collègues sont mal payés. Le PPCR n’y change rien. L’enquête menée auprès de nos adhérents montre que la question salariale, est, de très loin, celle sur laquelle ils sont prêts à se mobiliser. Ils ne se contenteront pas de promesses différées et de chiffres balancés dans les médias sans aucun détail. Au-delà de la revalorisation du point d’indice, la refonte des grilles et l’augmentation significative des primes de tous les agents de l’Éducation nationale sont aujourd’hui des nécessités.

Si l’éducation est une priorité de ce gouvernement, cette priorité doit se traduire d’ici 2022 par une hausse significative de nos rémunérations. Cette hausse doit être annoncée au plus tard début juin, avec un calendrier de mise en oeuvre. Quant à l’argument du « ça coûte trop cher car vous êtes trop nombreux », le SNALC et le SNE rappellent que l’État fait des économies sur notre dos depuis plusieurs décennies, et des économies importantes puisque, justement, nous sommes nombreux et mal payés. C’est le moment de nous reverser cet argent.

Sur la question de la confiance du ministère envers ses agents, le SNALC et le SNE signalent que le #PasDeVague est plus que jamais d’actualité. Nous sommes chaque semaine interpellés sur des questions de pressions hiérarchiques liées à des situations relevant de la liberté d’expression, pourtant garantie par la Convention européenne des droits de l’Homme. On utilise de façon maligne des jurisprudences liées à des affaires de pédophilie pour tenter d’empêcher des citoyens de s’exprimer, par exemple, sur des réseaux sociaux.
Lire la suite

Loi confiance : sénatporte quoi !

Le SNALC a pris connaissance des projets d’amendements à la loi pour une École de la confiance qui vont être examinés au Sénat à partir de demain.

Tous ceux qui espéraient une disparition des désormais fameux établissements des savoirs fondamentaux en sont pour leurs frais : ils reviennent sous le nom d’établissements du socle commun ! Certes, on sollicite désormais l’accord des instances des écoles et du collège, mais toujours dans le but de fusionner primaire et collège. Le SNALC s’y était opposé avec succès en 2012 : il s’y oppose plus que jamais en 2019.

La commission du Sénat ne s’est pas privée de proposer d’autres amendements dont les conséquences pourraient être dévastatrices : expérimentations sur l’annualisation du temps de service des professeurs, formation continue hors du temps de service, développement de la contractualisation pour les enseignants ou encore avis du chef d’établissement sur les décisions d’affectation.

Le SNALC dénonce le fait d’avoir tenu à faire une loi « tous-sujets » alors que l’objectif initial était la scolarisation obligatoire à partir de 3 ans. En tenant à laisser la trace du mot « confiance » dans nos textes, le ministre a ouvert la boîte de Pandore, et tous les maux en sortent, comme cela était prévisible.

Le SNALC poursuit son travail auprès des parlementaires pour faire modifier ou supprimer toutes les dispositions qui vont à l’encontre des intérêts des agents.