Archives de catégorie : Ecole

L’EPS à l’école primaire : des objectifs toujours inaccessibles

LA RÉALITÉ: LA VACUITÉ DE LA FORMATION INITIALE
Rappelons que les objectifs du cycle 3 courent du CM1 à la 6ème. Ils sont donc communs au primaire et au collège. Derrière des objectifs déjà très ambitieux pour des spécialistes de l’EPS on est vite confronté dans le 1er degré à des problèmes très simples. On ne lance pas des élèves dans une activité sans avoir réalisé un échauffement préalable et maîtriser quelques rudiments de secourisme. Encore faut-ii les avoir appris. Selon les centres de formation, c’est loin d’être le cas. Il faut aussi connaître les activités à faire réaliser. Si certaines font partie du vécu de chacun, ce n’est pas le cas de nombreuses autres comme les multiples sports collectifs, les activités artistiques ou acrobatiques, ici aussi, les carences de la formation et la disparition de la formation continue se révèlent dramatiques.

Enfin, pour la natation, activité aussi très à risque, espérer une formation de base est illusoire. Un professeur des écoles ne peut confier ses élèves ou même un groupe à un maître-nageur spécialiste du sujet. Les PE sont censés l’enseigner, et on assiste à des séquences hasardeuses faites, dans la mesure du possible, pendant qu’un professionnel se désole du haut de sa chaise sans pouvoir intervenir. On comprend mieux pourquoi le plan «d’aisance aquatique» (1) nous fait doucement rire. On ne s’étendra pas non plus sur les problématiques constantes de matériel (locaux insuffisants, matériel indisponible) communes au premier et au second degré.

UN RÉSULTAT LOIN DES AMBITIONS
Si les APSA sont absolument indispensables au développement et à la formation des élèves, si elles sont un formidable support pour de multiples apprentissages, la situation est indigne dans le premier degré et pour cette discipline. Derrière les beaux objectifs et les discours de façade, la formation est très insuffisante.
Quand on passe ainsi à côté de tout un pan d’apprentissages initiaux ET que les programmes du lycée osent rappeler béatement que «L’EPS du lycéen prend appui sur les compétences développées à l’école primaire et au collège», on peut se demander «mais de qui se moque-t-on ?».

(1) L’aisance aquatique tombera à l’eau
https://www.snalc.fr/national/article/4616/

La cacophonie prévisible des aménagements d’assiduité en maternelle

Reçu au ministère en préparation des assises de la Maternelle, le SNALC avait déjà demandé un aménagement de la scolarisation pour les petites sections l’après-midi. Nous avons donc salué l’adoption de cet amendement. Pour autant, le matin même de la rentrée, les modalités de mise en œuvre de cet aménagement n’étaient pas connues de tous et restaient entourées de nombreuses interrogations.

La note de service du 26 juin 2019 portant sur cet aménagement, ne répondait pas à toutes les questions. Le SNALC, reçu par le DGESCO ce 20 août, a donc alerté le ministère sur des points qu’il espérait voir précisés aux directeurs avant la rentrée. Il n’en fut rien.

Dans le cadre de cet aménagement, le directeur d’école sera le seul interlocuteur entre l’inspection et les parents. Il émet un avis sur l’aménagement souhaité par les parents et il est chargé de leur rendre compte de l’avis final de l’inspection. Mais les directeurs, ne connaissant pas encore suffisamment les familles et les élèves, vont-ils devoir émettre un avis sur des jours cochés par des parents ou des responsables légaux pour l’aménagement ? Ce qui reviendrait à émettre un avis sur des croix…

Certains IEN n’ont jamais transmis la note de la DGESCO, d’autres l’ont interprétée à leur manière lors de la réunion de rentrée (quand elle a eu lieu), certains exigent abusivement que les parents motivent sérieusement leur demande par écrit et d’autres encore imposent déjà, comme nous l’avions anticipé, des heures de retour en classe après la sieste.
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Circulaire école inclusive : plus de questions que de réponses

En plus de l’habituelle circulaire de rentrée, paraît cette année une circulaire distincte dite « circulaire école inclusive ». Interrogé sur le projet de circulaire, le SNALC en a profité pour rappeler sa position sur l’inclusion. Si certains élèves bénéficient d’inclusion en classe ordinaire, celle-ci ne peut être généralisée à tous sans discernement. Nous avons rappelé que l’inclusion n’est possible que si elle est bénéfique et profitable à tous et ne doit pas être un prétexte à supprimer des postes dans l’enseignement spécialisé, le médico-social et le médical.

Une partie de la circulaire se concentre sur l’organisation de l’école inclusive. Sur les PIAL, le SNALC est plus que réservé comme il l’a déjà écrit et exprimé à maintes reprises. On sait que ces dispositifs visent à « optimiser » les ressources et à les « gérer » au mieux. Ce qui ne répond absolument pas aux revendications et besoins des AESH. Le SNALC en a donc profité pour rappeler nos revendications pour nos collègues.
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