Archives de catégorie : Carrière

Inquiétudes pour les retraites

Le SNALC-FGAF est très vigilant sur la question des retraites : nous avons déjà publié des articles sur cette question qui inquiète non seulement les retraités mais surtout les fonctionnaires qui s’approchent de l’âge légal ou limite. Tous les candidats de droite et du centre à l’élection présidentielle ont annoncé leur intention d’aligner le système du public sur celui du privé, sans toutefois en préciser ni les modalités ni la durée de la mise en place et d’allonger la durée de la période de référence : les uns veulent aller jusqu’à 63 ans, les autres à 64 ou à 65 ans d’ici 2024 ou 2025 alors que pour ceux qui sont nés après 1956, l’âge limite est déjà de 67 ans ! Tout ce qu’ils nous en disent est que «bien entendu» l’on tiendra compte dans le calcul des 25 meilleures années des primes et des indemnités.
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Le SNALC crée « MOBI-SNALC », dispositif d’aide à l’évolution professionnelle pour ses adhérents

L’ENJEU
L’allongement des carrières est devenu un enjeu crucial. ■ Elles sont passées de 37,5 années en 2003 à plus de 41,5 années en 2016. Le programme de certains candidats à la présidentielle de mai 2017 est d’aller encore plus loin. Face à cette réalité, le SNALC a décidé d’anticiper pour que ceux de ses adhérents titulaires et contractuels qui le souhaiteront puissent construire selon leur choix une fin de carrière appelée à devenir pénible. Qui imagine enseigner jusqu’à près de 70 ans face à des élèves qui auront toujours le même âge ?

Fort de la publication de deux Livres blancs par sa fédération, la FGAF, le SNALC n’a cessé de demander à l’Éducation nationale d’accroître le nombre de médecins du travail, qui sont en proportion de 1 pour 10.000 enseignants en 2016 ! Malgré les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), les enseignants et agents administratifs sont toujours autant victimes d’un management pyramidal dirigiste et anxiogène.
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Le mot du président : PPCR un cadeau empoisonné

Lors du Comité Technique Ministériel (CTM) du 5 octobre, contrairement à la quasi-totalité des organisations syndicales représentées dans cette instance (voir les votes sur www.snalc.fr, rubrique «À poil»), le SNALC et le SNE ont voté, dans le cadre d’un vote global forcé concernant tous les corps, CONTRE les nouvelles grilles indiciaires issues des accords PPCR qui entreront en vigueur au 1er janvier prochain (cf. pages 10-11). Ces dernières représentent un net recul pour les collègues qui jusque-là passaient «au grand choix», et n’améliorent qu’à peine (et bien tard) la carrière des promus «au choix». De plus, elles entérinent la fin du corps des bi-admissibles (il n’y a pas de petites économies) et font des agrégés, éternels oubliés des réformes, les dindons de la farce… La revalorisation qui devait mettre les enseignants français au même niveau que leurs collègues européens, était – comme le SNALC l’écrivait déjà il y a un an – un miroir aux alouettes.

Ultime chance, le 13 octobre dernier s’est tenue au Ministère la séance de clôture des négociations relatives à ce dispositif sous la houlette du Directeur de Cabinet de la Ministre, en partance pour la prestigieuse Cour des Comptes (les élections approchent). Le Ministère y a cru bon de refuser les dernières propositions du SNALC, comme l’instauration d’une double évaluation dans le primaire ou la reconnaissance des difficultés engendrées par le statut de TZR. Nous nous sommes donc prononcés à nouveau contre le nouveau dispositif d’évaluation, qui repose sur un livret de compétences fumeux et renforce l’arbitraire. Quant à la nouvelle classe exceptionnelle, qui ne sera réservée qu’à une infime minorité de collègues au détriment de la grande majorité de ceux qui se seront «contentés» de faire de bons cours pour permettre à leurs élèves de réussir, nous l’avons également dénoncée : elle devait récompenser le mérite, et non l’inféodation.
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