Archives de catégorie : Carrière

Indemnité de résidence : la faute cachée de la république

L’indemnité de résidence, qui est de 3% du traitement brut dans certaines communes, de 1% dans la plupart d’entre elles, n’existe pas dans un grand nombre de communes et même de départements.

Son histoire remonte à la guerre marquée par des bombardements et des combats qui avaient détruit d’innombrables logements au point qu’après la guerre, on institua ici et là l’indemnité de résidence pour compenser les prix plus ou moins élevés des loyers en attendant la fin de la crise du logement. La France fut ainsi divisée en une douzaine de zones et en autant d’indemnités. Mais au fur à et mesure des années, l’indemnité fut intégrée au traitement à l’exception des zones citées plus haut.

Son montant ne correspond plus du tout à l’actualité : qui peut croire que le coût de la vie est moins élevé à Nice (zone à 1 %) qu’à Toulon (zone à 3 %) ? ou qu’il est moins élevé à Brignoles (0 %) ? Pourtant, malgré les nombreuses démarches du SNALC, y compris au cours de la présente année scolaire, rien ne bouge. Et l’inégalité entre les Français continue malgré la fière devise de la République.

La dernière réponse ministérielle date de l’an 2000, il y a 20 ans ! « Une réforme du dispositif de l’indemnité de résidence apparaît souhaitable car le dispositif actuel s’appuie sur un zonage qui date de l’après-guerre et ne correspond plus à la situation économique actuelle. En outre, son caractère proportionnel au traitement ne répond pas totalement aux enjeux d’équité en termes de coût de la vie, et en particulier de coût du logement. Une réflexion va être engagée sur ce sujet. » « Mais dans l’attente, il convient donc de s’en tenir au dernier reclassement des communes indiqué dans la circulaire FP/7 n° 2000- Budget 2B n° 01-350 du 14 mai 2001 relative à la modification des zones d’indemnité de résidence, prenant en compte les modifications intervenues d’une part dans la composition des agglomérations urbaines lors du recensement de mars 1999 et d’autre part dans la composition des agglomérations nouvelles entre le 1er janvier 1991 et le 1er janvier 2000. »

Le SNALC engage donc de nouvelles démarches pour que ces inégalités soient enfin effacées.

Quand la crise sanitaire favorise les conflits à l’école

Le SNALC n’a pas manqué de relever au printemps 2021 que durant la crise sanitaire, certains conflits sont allés crescendo. Alors que la priorité de chacun aurait dû être la sécurité sanitaire et le respect de ceux qui y veillent, force est de noter que beaucoup d’énergie a été déployée (et gaspillée) contre l’institution et ses acteurs du quotidien : les directeurs et les professeurs des écoles.

Animosité quotidienne

Les menaces, insultes ou diffamations envers les professeurs des écoles ont enregistré une nette progression en 2020. Tout particulièrement dans le primaire, cela s’explique par la fréquence des échanges avec les parents. Si cette progression est préoccupante, elle trouve également une explication, mais certainement pas une excuse, dans la succession de changements de protocoles sanitaires qui défient toute logique. Ces derniers, source de confusion permanente, n’ont pas manqué d’échauder des parents d’élèves qui, loin de comprendre certains impératifs, y ont vu une rigidité de la part des équipes pédagogiques.

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PPCR : le piège de la continuité

Les annonces du Grenelle de l’Éducation ne se comprennent qu’à l’aune du PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), Parcours Professionnels, des Carrières et des Rémunérations. L’accord signé en 2015 pour la Fonction publique se voulait être une revalorisation des rémunérations. Cela s’est traduit dans l’Éducation nationale par le rythme unique des avancements d’échelon, l’allongement moyen de la durée des carrières, la fin du grade biadmissible, le tassement de l’écart de rémunération entre les agrégés et les autres corps du second degré. Les syndicats membres des fédérations de fonctionnaires signataires continuent de défendre le PPCR.

En signant l’accord stipulant : « des négociations se dérouleront tous les trois ans et auront vocation à proposer les orientations en termes d’évolution des rémunérations et des carrières et elles aborderont l’évolution de la rémunération indemnitaire et les conditions de mise en oeuvre de mesures générales, notamment l’évolution de la valeur du point fonction publique » (1), les signataires pensaient pouvoir présenter régulièrement des augmentations obtenues par eux seuls à l’imitation des négociations salariales en Allemagne.

Or, le gel du point d’indice a interdit toute négociation et l’accord s’est retourné contre l’ensemble de la profession. Le rapport avec le Grenelle, c’est que le PPCR organise toujours la Fonction publique et les mesures prises en découlent :

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