Archives de catégorie : Carrière

La réforme des retraites

Comme le SNALC l’a toujours craint, ce sont bien les fonctionnaires et parmi eux les professeurs qui seront victimes du futur système, sauf à multiplier les heures supplémentaires à condition d’en être physiquement capables. Et l’on n’évoque même pas les professeurs des écoles, les plus grands perdants de la réforme annoncée.

1. LA QUESTION DE L’ÂGE
Passons rapidement sur l’inutile polémique relative à l’âge de départ en retraite. Dès lors qu’on nous berçait de l’âge légal, de l’âge pivot et de l’âge d’équilibre, et de l’âge auquel s’appliquerait la décote ou la surcote, la cause était entendue : l’âge « normal » de départ à la retraite passera de 62 à 64 ans. M. DELEVOYE qui avait menacé de démissionner si on abandonnait l’âge légal de 62 ans a changé d’avis. L’annonce faite par le Président de la République a désarçonné les spécialistes : la question de l’âge serait mise de côté et remplacée par la durée de cotisation. Or, les personnels de l’éducation nationale commençant leur carrière aux environs de 22 à 25 ans, la termineraient aux environs de 67 ou 68 ans, en particulier pour les professeurs. Où est le progrès ?

2. LE TAUX
Le taux de cotisation annoncé sera de 28,12% pour se rapprocher le plus possible du taux du privé (la principale intention était bien d’aligner le système de la fonction publique sur celui du privé). Ces 28,12% seront répartis entre 11,25% pour les salariés et le reste pour l’employeur. Actuellement, on retire 10,84% au titre de la pension civile. Mais logiquement, cette retenue n’aurait plus de raison d’être même si le 1er janvier prochain, elle sera portée à 11,10%. Aujourd’hui, on retire 9,2% pour la C.S.G. (8,3% si l’on est retraité), 0,5% pour la CRDS et 0,3% pour la CASA ; on doute que ces prélèvements soient supprimés. Cela signifie qu’on retirerait un total de 21,25% du montant brut ; sans compter la MGEN.
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Etes-vous éligible à un rendez-vous de carrière en 2019-2020 ?

Je suis à l’échelon 6, 8 ou 9 ? Aurai-je un RDV de carrière l’année prochaine ?
L’administration envoie début juillet un mail via I-prof pour informer les collègues de leur éligibilité à un rendez-vous de carrière pour l’année scolaire 2019-2020.

Pour vérifier si je suis éligible à un rendez-vous de carrière je me rends sur Iprof.

  • Suis-je éligible à un rendez-vous carrière en 2019-2020 ?
  • Quelle pourra être la date de l’accélérateur qui me permettrait de passer un an de moins dans les échelons 6 et 8 ?
  • 
Comment se passera le passage à la hors classe ?

1ère condition
Se rendre sur I-prof puis cliquez sur l’onglet « Votre Dossier » à gauche (flèche n°1).
Suite au reclassement dans les nouvelles grilles d’avancement PPCR, la date de votre échelon actuel a été mise à jour au 01/09/2017 (flèche n°2).


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Une pizza et un cinéma par mois

Lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 27 août, notre Ministre a présenté les trois défis pour les années scolaires à venir : l’égalité des chances, le bien-être au travail et la question environnementale.

Dès le début de son allocution, il a affirmé que « le bien-être au travail des professeurs conditionne la réussite des élèves. ». Le SNALC est bien d’accord sur ce point.

Pour notre Ministre, l’amélioration des conditions de travail repose sur deux volets, l’un immatériel et l’autre matériel.

Le volet immatériel « à la base de tout » concerne le prestige du professeur. La vision que la société a des professeurs doit changer et cela passerait notamment par la protection des personnels. Un référent violence en milieu scolaire sera nommé aux côtés de chaque IA-DASEN et une circulaire est à venir sur les violences verbales et physiques. Le SNALC a réagi immédiatement lors des vacances de la Toussaint 2018 en dénonçant la violence minimisée et étouffée par la hiérarchie, et attend maintenant des actes.

Le volet matériel, devenu primordial pour les collègues, n’a été abordé qu’en deuxième position. Au programme : prime Rep+ portée à 2000 euros, heures supplémentaires défiscalisées (quasi inexistantes chez les PE) et poursuite du PPCR avec augmentation de la grille indiciaire (300 euros brut annuel selon le Ministre soit une pizza et un ciné par mois !). Toutes ces mesures sont des revalorisations en trompe l’œil.

Les professeurs de l’éducation prioritaire et particulièrement ceux de CP et CE1 ont réellement pu sentir une amélioration, par leurs primes et le dédoublement. Mais pour les autres professeurs ? Est-ce cela la revalorisation de la profession, toute la profession ? Et comment supporter d’entendre notre Ministre déclarer : « La réforme des retraites sera l’occasion de travailler tranquillement sur la revalorisation » ?