Le mot du président : fatigue !

Si l’on devait tout résumer en un mot, c’est celui-là qui viendrait immédiatement à l’esprit. Ou plutôt, les autres mots qui viendraient à l’esprit ne seraient pas recevables pour figurer dans l’éditorial de la revue du SNALC.

Il y a la situation sanitaire et sa gestion, bien sûr. Où l’on entend ronronner que tout va bien dans nos écoles et nos établissements, que c’est l’endroit le plus sûr du pays, que les contaminations ont forcé-ment lieu ailleurs. Et puis, de toute façon, «l es enfants contaminent peu», n’est-ce pas ? Fatigue de devoir expliquer que ce n’est pas si simple, qu’un lycéen n’est plus un enfant et que d’ailleurs il est prouvé qu’il contamine, que la science est souvent lente et que son fonctionnement permet rarement d’aboutir aussi vite à des vérités définitives, y compris en primaire.

Il y a l’agenda social, sur lequel vous apprendrez tout dans notre dossier du mois. Fatigue de réexpliquer pour la quarantième fois des choses dont tout le monde autour de la table est parfaitement au courant, fatigue de se réunir pour faire des «diagnostics partagés», fatigue de voir qu’on a des trémolos dans la voix sur nos salaires depuis 2017 et qu’on s’en occupe concrètement en 2021. On va voir ce qu’il y a sur la table — la fameuse table où le ministre a posé tous ses observatoires et ses comités — et au pire on essaiera de piquer la table. On devrait en tirer un prix correct sur internet.

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