Les professeurs des écoles amèrement récompensés

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que les enseignants du premier degré vont commencer cette année scolaire 2019.

Alors que la loi pour une École de la confiance, ou encore la loi de transformation de la fonction publique ne donnent vraiment pas le sourire, une nouvelle réforme à venir inquiète le SNALC. Cette réforme risque d’avoir un impact bien plus grave sur le moral déjà si bas des professeurs des écoles.

Depuis plus de vingt ans, l’enseignant du premier est degré épuisé de devoir remettre systématiquement en question ses pratiques et ses habitudes de travail pour répondre aux exigences des réformes incessantes.

Il est harassé par d’innombrables lectures en tout genre : vade-mecum, chartes, guides, notes de service, circulaires censées expliquer clairement les nouvelles règles et orientations.

Il est consterné par les mises en place dans la précipitation de nouvelles procédures instables et problématiques, qui semblent ne pas avoir été suffisamment testées au préalable, comme le mouvement des personnels.

Il est fatigué de devoir expliquer aux parents le bon sens d’orientations ministérielles dont il n’est pas lui-même convaincu.

Sans cesse culpabilisé, il est excédé de devoir faire face à des situations qui dépassent de très loin les compétences initialement requises pour son métier de professeur. Devoir satisfaire des missions de plus en plus exigeantes sans avoir forcément les explications, les outils ou le matériel adéquats devient pesant.

Face à cette situation, le discours élogieux du ministre à l’égard des enseignants à chaque début d’année n’instaure plus la confiance. Les mots ne suffisent plus pour compenser le ras-le-bol et la saturation des professeurs des écoles, pour redonner du sens à leur métier ou pour revaloriser l’image de la profession.
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SNALC06 1er degré : la lettre d’info du 31/08/2019

Cher(e) collègue,
Une nouvelle année scolaire commence et nous espérons que la rentrée s’est bien passée. 
Grâce à vos votes, le SNALC siège dans toutes les instances académiques et nationales.
Le SNALC syndique tous les personnels enseignants et non enseignants de l’école au supérieur.
Comme tous les ans, vous pourrez compter sur l’équipe du SNALC06 pour vous aider dans vos démarches.

POURQUOI ADHÉRER AU SNALC ?
Parce que 66% du montant de la cotisation syndicale est déductible des impôts. La cotisation unique de 90 euros pour les professeurs d’école ne vous coûte que 30 euros.
Parce que l’assurance professionnelle est prise en charge par l’adhésion (économie de 35 euros).
Parce que le SNALC est un syndicat indépendant. Aucun risque d’endoctrinement, de se sentir menotté idéologiquement. Le SNALC respecte toutes les sensibilités, et n’est à la remorque d’aucun parti. Il est libre de ses prises de position, d’autant qu’il ne touche aucune subvention de l’Etat.
Parce que le SNALC est un syndicat disponible. Honnête, le SNALC ne vous promet pas la lune ! Mais il vous apporte une aide pratique.
Parce que le SNALC est un syndicat efficace, il défend les professeurs, la transmission et la qualité du savoir et n’acceptera jamais que nous devenions des animateurs sociaux. Le SNALC est présent dans les instances représentatives pour assurer un suivi personnalisé et efficace de votre carrière à toutes ses étapes clés (mutations, promotions, …) et défendre au mieux les intérêts de tous les collègues.
Pour se syndiquer, c’est ici :
https://www.snalc06-ecoles.info/je-rejoins-le-syndicat/
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On attend que le ministre ne soit pas dans les paroles mais dans les actes

Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges estime sur LCI que le revalorisation salariale annoncée est loin d’être suffisante : « On a un rattrapage salarial gigantesque à avoir », a-t-il souligné, rappelant également qu’un professeurs en France est deux fois moins payé que son homologue allemand. « Ce n’est pas avec en moyenne 20 euros net par mois, alors qu’on a une hausse du coût de la vie, alors qu’on va se prendre une réforme des retraites qui va être montreuse (…) qu’on va attirer des enseignants ».