Formation initiale premier degré : réflexions et propositions

De longue date, la question de la formation initiale fait débat, avec un constat qui s’étend sur plusieurs décennies : elle n’est pas satisfaisante, pour ne pas dire nocive. Nous profitons de la remise du rapport du comité de suivi sur la formation initiale des PE le 21 juillet au ministre pour faire un point sur la question.

UN CONSTAT PARTAGÉ
Les retours d’enquête du SNALC, les échanges de vive voix avec les collègues, la lecture des témoignages sur internet, tout ou presque concorde vers une très forte insatisfaction de la profession au sujet la formation initiale. Les principaux griefs sont connus de longue date : formation trop théorique et trop peu pratique, formateurs coupés du terrain, exigences démesurées, parti-pris pédagogique flagrant, chantage à la titularisation, charge de travail trop lourde. De fait, malgré les changements de formules, on retrouve depuis très longtemps les mêmes problèmes.
S’il est évident qu’un métier aussi riche et complexe que le métier d’enseignant ne peut entièrement s’apprendre et se maîtriser en deux années, il est indispensable que la formation initiale délivre au moins des bases solides et des pistes et outils immédiatement utilisables. C’est rarement le cas.
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Les programmes de l’école et du collège revus et corrigés

Lors du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) du 12 juillet 2018, le SNALC a été le seul syndicat représentatif à défendre l’intérêt des professeurs sur la question des programmes de l’école et du collège… et sur toutes les autres questions à l’ordre du jour !

AMÉNAGEMENTS OU RÉÉCRITURE ?
Le 26 novembre 2015 paraissaient les nouveaux programmes de toutes les disciplines du CP à la 3ème. Ils constituaient, de l’avis du SNALC, une aberration, et ce pour trois raisons :

– Réformer, avec une concertation réduite au minimum, les programmes de toutes les disciplines de toutes ces classes avec mise en œuvre la même année plutôt que de lisser progressivement était d’une rare violence et mettait les collègues (et les rédacteurs de manuels) dans une situation très difficilement gérable.
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Le mot du président : l’insécurité de l’emploi

On a beau dire (beaucoup), on a beau faite (peu), on a beau communiquer (énormément) : la plupart de nos métiers ne sont pas attractifs.
Nul déclinisme ici, mais une analyse profession ne lé appuyée sur des éléments objectifs. Si un bon nombre de personnels apprécient leur métier et en reconnaissent les avantages réels, on est aujourd’hui bien loin des clichés sur les profs fainéants ou les administratifs planqués dans leur bureau. La réalité de nos métiers est assez peu conforme aces images d’Épinal.

Alors certes, on nous dira que nous avons la sécurité de l’emploi — du moins certains d’entre nous, car les contractuels, les AED, les AVS-AESH la cherchent. Que nous pouvons organiser notre temps comme nous l’entendons — les professeurs des écoles aimeraient bien, les victimes de la réunionite aussi. Que quand même, c’est pas si mal payé que ça — surtout quand on sort des chiffres fantaisistes, ou quand on laisse à penser que tout le monde touche le traitement réservé à quelqu’un au dernier échelon du dernier grade. Au passage, n’hésitez pas à demander à ceux qui tiennent de tels discours pourquoi ils ont été bêtes au point de ne pas choisir de faire carrière chez nous !
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Syndicat enseignant