Direction d’école, un chantier au (très) long cours

Depuis le 28 janvier 2020, date des annonces d’Edouard Geffray (DGESCO), aucune des améliorations pourtant évoquées concernant les conditions de travail des directeurs et directrices d’école n’a encore été perçue.
Au contraire, le confinement, le déconfinement puis la rentrée scolaire 2020, leur auront demandé une charge de travail supplémentaire sans commune mesure.
La crise sanitaire a momentanément interrompu les groupes de travail au ministère sur la direction d’école, puis la proposition de loi RILHAC a relancé les débats en juin 2020. Enfin, deux groupes de travail (ou plutôt d’échanges) sur la direction d’école ont eu lieu les 2 et 15 juillet 2020, présentant les mesures de rentrée et annonçant l’agenda social. Où en sommes-nous depuis ?

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À l’école, zéro nuance de rouge

Le SNALC a encore une fois pu constater que l’école de la République est la grande absente de la gestion de la crise sanitaire.

En effet, pas un mot sur nos écoles et établissements n’a été prononcé hier, alors même que l’aggravation de la situation entraîne des mesures drastiques dans le reste de la société.

Les personnels de l’Éducation nationale, comme ceux du supérieur, ne peuvent que constater les incohérences. Alors qu’à Marseille, on ferme les restaurants, des cantines continueront d’accueillir des centaines, voire plus d’un millier d’élèves sans possibilité de respecter la distance physique. Les cinémas et théâtres ne peuvent rester ouverts qu’en faisant respecter un protocole très strict alors qu’on entasse 35 élèves, un enseignant et un AESH dans une salle mal ventilée dans le bâtiment d’à-côté.

Le SNALC a depuis le début privilégié la santé et la sécurité des personnels, mais aussi des élèves et de leur famille. Il est en ce moment même en attente d’une réponse sur la poursuite effective des cours d’EPS alors que l’on va fermer les gymnases dans de nombreuses villes. Mais aujourd’hui, pour nous, la com’ sur la « rentrée normale », ça suffit ! Jusqu’où va-t-on aller dans le déni juste pour que notre ministre n’ait pas à se dédire ?

Le SNALC demande donc la mise en œuvre immédiate du plan de continuité pédagogique dans tous les départements rouges, quelle que soit leur nuance, comme prévu par le ministère lui-même cet été. Il convient dès à présent de n’accueillir que des demi-classes afin de limiter le brassage et de permettre la distanciation physique dans les salles et les autres espaces. Le SNALC rappelle que les autres élèves doivent alors être accueillis dans d’autres lieux que le ministère a eu le temps de répertorier depuis juillet avec l’aide des collectivités locales, avec des personnels que le ministère a eu le temps de trouver depuis juillet avec l’aide des collectivités locales, en leur fournissant du matériel que le ministère a eu le temps de se procurer depuis juillet avec l’aide des collectivités locales.

On écrit au Canard

Lettre adressée au Canard enchaîné le 23 septembre 2020
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, girardsnalc@yahoo.fr

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous contacte suite à la publication de votre article sur CNews cette semaine (page 3), et plus particulièrement au sujet de l’encadré « Syndicat de conscience », dans lequel le syndicat que je préside, le SNALC, est cité. Plusieurs de nos cadres, lecteurs réguliers de votre journal, me l’ont immédiatement signalé.

Je tenais à vous informer que cet encadré contient plusieurs erreurs factuelles en très peu de mots, puisque nous y sommes qualifiés de « petit syndicat de droite du secondaire » :

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Syndicat enseignant