Enseignement Adapté : Casus Belli

Réunis à Paris le 16 juin pour le groupe de travail sur les EREA, le SNALC-FGAF et le SNE-FGAF déplorent que la note de travail d’octobre 2015 qui devait clarifier des questions techniques ait servi à certaines académies pour fermer des postes de professeurs des écoles spécialisés sur des missions éducatives et les substituer par des AED, et ce, sans aucune concertation ni négociation.

Le retrait de cette note de service, dénoncée unanimement, est un préalable à la poursuite de la participation du SNALC et du SNE au groupe de travail. Il ne saurait y avoir de débats sur les missions des enseignants et sur le public accueilli dans les EREA alors que certains recteurs semblent les considérer comme des réserves de moyens, à rebours des préconisations du rapport de l’Inspection Générale de septembre 2013.

La méthode qui consiste à modifier de fait les postes, pour inviter ensuite à négocier, ne répond pas à un dialogue social apaisé et responsable.

Le SNALC et le SNE seront prêts à débattre lorsque cette note aura été supprimée.

PPCR grilles indiciaires : inacceptable en l’état

Le SNALC-FGAF, qui était prêt à s’inscrire dans une démarche de négociation, est extrêmement déçu au sortir de la première réunion PPCR sur les grilles indiciaires qui s’est tenue le 16 juin : les nouvelles grilles ne sont pas en mesure d’apporter aux professeurs la revalorisation, financière et morale, qu’ils espéraient.

L’administration n’a pu que se livrer devant nous à un exercice contraint, avec des indices terminaux bloqués et des marges de manœuvre très limitées à chaque échelon. Les progressions indiciaires proposées sont donc faibles, et les agrégés sont encore une fois désavantagés par rapport aux autres corps.
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Affichage syndical et liberté d’expression

Qui n’a jamais été confronté à un problème lié à l’affichage de tracts syndicaux ? Combien de signalements d’incidents sont relevés chaque année ? De trop nombreux établissements ne respectent pas la législation en vigueur et portent atteinte à la liberté d’expression syndicale.

C’est, rappelons-le, le chef d’établissement qui est seul responsable du respect de cet affichage et par conséquent des dégradations constatées dans l’établissement qui est placé sous sa direction : c’est à lui à faire respecter les règles collectives auxquelles ont du mal à se soumettre quelques esprits obtus, bien souvent représentants d’une organisation concurrente, qui n’hésitent cependant pas à donner des leçons de tolérance et vanter les mérites de la diversité, pourvu qu’elle ait des couleurs proches de celles de la section locale.
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Syndicat enseignant