Ecole : pourquoi le SNALC ?

Le SNALC est un syndicat indépendant et républicain. Indépendant car il n’est lié à aucune organisation politique et n’est financé que par les cotisations de ses adhérents. Républicain car il défend une École publique de qualité pour tous, définie par un cadrage national fort et qui permet à chacun de réaliser son potentiel.

Le SNALC, plus ancien syndicat de l’enseignement public, était au départ un syndicat des professeurs du second degré, mais il a désormais fait le choix d’ouvrir son champ de syndicalisation afin de défendre tous les personnels en faisant valoir le statut de chacun.

Le SNALC affirme que l’école primaire est la base sans laquelle rien ne peut être construit. Il défend une conception de l’enseignement fondée sur la transmission des savoirs, dans le but de développer le potentiel de chaque élève le plus loin possible, loin des excès du constructivisme qui laisse trop d’élèves livrés à eux-mêmes. Il demande un recentrage du premier degré et non une dispersion vers des champs de savoirs sans aucun doute intéressants mais non prioritaires, et pour lesquels les professeurs des écoles ne sont souvent pas formés (langue vivante, numérique, histoire des arts…). Il en va de même pour les activités annexes qui consomment du temps d’enseignement pour des résultats souvent peu probants (prévention routière, lutte contre les addictions, contre les dangers d’internet, etc.).

Le SNALC (avec son partenaire le SNE) est le seul syndicat à globalement approuver l’esprit des programmes de 2008 (tout en étant loin de les trouver parfaits), et à affirmer que ceux de 2002 ont poussé trop loin la logique de transversalité et d’auto-construction des connaissances.

Pour le SNALC, enfin, la question pédagogique est centrale : il faut suffisamment de temps avec les élèves (plutôt qu’en réunion) pour leur permettre de fixer les connaissances et de les automatiser. Il faut défendre la liberté pédagogique des professeurs en les formant de façon idéologiquement neutre, et non en leur imposant des méthodes dont l’efficacité est douteuse. Il ne faut pas condamner le recours au par cœur, à l’analyse grammaticale, à toutes ces choses nécessaires à la formation de l’esprit.

Le SNALC s’est opposé à la réforme des rythmes scolaires. Il a demandé que l’avis des conseils d’école soit respecté.

Statut du directeur : un premier pas !

S’il est vrai que le statut des directeurs tel que le demande le SNALC (c’est-à-dire avec plus d’autonomie de l’école) n’est toujours pas au rendez-vous, il n’en demeure pas moins que le métier de directeur a été enfin reconnu au plus haut niveau. La consultation sur les métiers a donné naissance à quelques points positifs. Ce qui constitue pour le SNALC une étape, la question des moyens restant entière.

Il y a d’abord le référentiel métier (vous avez dit métier ?), un texte opposable qui encadre nos missions :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=84362

Une circulaire sur la formation, accrue et obligatoire avant la prise en fonction, ainsi que la mise en place de « directeurs référents » :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=84367

Une circulaire sur les protocoles de simplification des tâches :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=83288

Il est important que ces trois circulaires soient connues des directrices et des directeurs d’école et qu’ils s’y réfèrent.

Ajoutons, outre le point bonus pour accéder à la hors classe, la création pour la rentrée 2015 d’un GRAF, « objet statutaire » pour reconnaître la spécificité, le niveau de responsabilité, d’une catégorie de personnel.

Qu’est-ce que le GRAF ?
La loi de la rénovation du dialogue social du 5 juillet 2010 a prévu la création d’un nouveau grade à accès fonctionnel : le GRAF, certains agents de catégorie A « pouvant ainsi améliorer leur parcours professionnel » en y accédant (indice terminal supérieur à 996) après avoir occupé des postes « à enjeux et à fortes responsabilités ».

TAP : les questions que pose la nouvelle organisation

La nouvelle organisation du temps scolaire a-t-elle permis aux enseignants :

De réorganiser leur emploi du temps sur la semaine/la période ?
– Maternelle : Pb sieste pour les petits.
– Maternelle : Absentéisme le samedi matin.
– Maternelle : TAP 45 min trop court
– Maternelle :Manque de temps pour retour au calme
– Suppression des récréations l’après-midi par manque de temps
– Fatigue dès le jeudi vendredi très grosse fatigue
– Il y a toujours 8 demi-journées réparties de manière plus déséquilibrée qu’avant la réforme

De donner une juste place à tous les domaines des programmes de l’école primaire ?
– Perte de 3h d’apprentissage
– Les domaines artistiques, l’EPS et l’éveil sont un peu pénalisés. On va à l’essentiel par obligation et manque de temps

De développer des projets d’équipe ambitieux favorisant l’interdisciplinarité ?
– Pas plus
– les conférences pédagogiques du mercredi après-midi créent des semaines épuisantes.
– fatigue et manque de concentration dominent les 2 dernières journées de la semaine…
– L’équipe est fatiguée par ce rythme. C’est la course en permanence!

Syndicat enseignant