Les retraites des fonctionnaires

Nos collègues appréhendent évidemment la future réforme des retraites annoncée par le président de la République symbolisée par la phrase «un euro égal un euro» ce qui veut dire qu’il n’y aura plus aucune différence entre les Français et que l’on aura supprimé les 42 régimes de retraite différents. Tant qu’on ne sait pas de façon précise à quelle sauce nous serons mangés, un calme étrange continue de régner, mais il a suffi que M. DELEVOYE, le haut-commissaire à la réforme, fît une allusion à une éventuelle suppression des pensions de réversion pour que la tempête éclatât si fort que très vite M. DELEVOYE et plusieurs ministres furent obligés de multiplier les mises au point et tentèrent de rassurer le bon peuple, preuve s’il en était besoin que le feu couve, ardent et fort.

Alors que la réforme nous est annoncée pour le premier semestre 2019, rien ne nous en est encore dévoilé. Nous avons beau nous jeter sur les dossiers du Conseil d’Orientation des Retraites, nous ne sommes pas plus avancés : il est vrai que le Conseil n’est qu’un collège qui ne donne aucun conseil, et ses orientations n’en sont pas davantage. Il se contente d’établir des tableaux très complets où la démographie joue naturellement un rôle capital. On peut même se demander si le gouvernement aurait osé abaisser l’âge de la retraite en 1982 si le Conseil d’Orientation des Retraites, créé seulement en 2000, avait existé et produit ses prévisions économiques et publié ses évaluations démographiques.
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Le mot du président : pas d’agenda social sans dialogue social

À l’heure où le SNALC envoie à tous ses adhérents son propre agenda pour la rentrée prochaine, c’est un autre agenda qui fait l’actualité au ministère : l’agenda social.

Entre les modifications de programmes de l’élémentaire et du collège, les épreuves du bac et du brevet ou encore la réforme du lycée professionnel, l’agenda social passe assez inaperçu. Pourtant, ses implications vont être très importantes pour les personnels.

Qu’on en juge simplement par la liste des sujets qui y seront traités entre juin 2018 et février 2019 : bilan du PPCR (classe exceptionnelle, hors classe, rendez-vous de carrière), accompagnement, prime en REP+, pré-recrutement, mobilité dans le premier et le second degré… et là, il s’agit uniquement de ce qui concerne les enseignants. On évoquera aussi le recrutement, la formation et le parcours des personnels de direction, ou bien encore le PPCR des attachés ou des médecins. Nul doute que la question de l’égalité femmes/hommes abordée ces derniers mois sera également prise en compte.

Trois objectifs bien ronflants sont annoncés dans cet agenda : «s’adapter aux enjeux contemporains», «valoriser-moderniser la fonction RH» et «attirer-mieux recruter». C’est fort beau. Cela serait plus crédible si la fonction publique n’avait pas acté dans le même temps le jour de carence et le gel du point d’indice, et si notre institution n’envisageait pas des fusions d’académies ou bien encore à fin du paritarisme.
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Le SNALC et le premier degré

C’est au travers de valeurs d’égalité, de fraternité et de laïcité que le SNALC défend les collègues et leur métier au quotidien. Préserver la liberté pédagogique, soutenir l’avis des conseils des maîtres et des conseils d’école, veiller à l’équité de traitement, défendre le métier au ministère sont des préoccupations permanentes du SNALC.

L’INDÉPENDANCE
Le SNALC est totalement indépendant de toute appartenance politique. Le SNALC ne vit que des cotisations de ses adhérents. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les comptes des organisations syndicales sont publics et publiés au journal officiel.

Que penser d’un syndicat financé par plusieurs centaines de milliers d’euros de subventions ? L’indépendance financière du SNALC et sa neutralité politique lui confèrent une légitimité et une objectivité dans les discussions. Le SNALC est libre dans ses prises de position et n’a de comptes à rendre qu’à ses adhérents.
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Syndicat enseignant