Petit déjeuner en paix

Lancé le 23 avril, le «petit-déjeuner à l’école» a reçu un accueil assez mitigé : salutaire pour les uns, il déresponsabilise les familles pour les autres. Pour le ministre, «On n’étudie pas bien si on a le ventre vide». Pour le SNALC, ce dispositif pose des questions à la fois organisationnelles, pédagogiques et sociales.

Cinq enfants par classe viennent étudier avec le ventre vide. Pour diverses raisons allant de difficultés d’ordre social au manque d’appétit lorsque l’on est levé très tôt le matin. La mesure lancée par le M. BLANQUER a donc pour objectifs de donner des habitudes aux enfants et d’être incitative à l’égard des familles. Pour ce faire, deux petits-déjeuners seraient pris à l’école chaque semaine.

L’idée est louable. Le dénuement amène parfois à rogner sur l’essentiel et l’alimentation est une cause de salut public. De même, le constat du ministre est juste : ventre affamé n’a pas d’oreille. Mais l’on peut se demander si l’école peut tout à elle seule ; elle qui fait faire les devoirs – lorsqu’elle s’autorise encore à en donner – éduque à la tolérance, à la sexualité, à la conduite et au secourisme bientôt…

Outre le fait qu’il faudra des précisions quant à la prise en compte des différents régimes, goûts, habitudes et intolérances, le SNALC s’interroge sur le temps qui sera dédié au petit-déjeuner. Fera-t-on venir les élèves plus tôt ? Rognera-t-on sur le temps d’enseignement? On devine la réponse, surtout qu’il se trouvera des personnes pour bâtir de beaux projets pédagogiques gourmands en temps comme d’aucuns en petits pains au chocolat.

A force de réduire le temps dédié à l’enseignement en empilant les dispositifs, on prend le risque de perdre de vue que l’école a un jour été là pour élever les jeunes grâce à la connaissance.
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SNALC06 1er degré : la lettre d’info du 17/05/2019

Le SNALC revendique fermement la laïcité de l’Ecole, la neutralité politique, l’indépendance à l’égard de tous les pouvoirs afin que les enfants puissent développer un esprit critique et une réflexion personnelle. Il fait de cette même indépendance l’objet de l’article premier de ses statuts : «Le SNALC est indépendant et libre de toute attache à une organisation politique, confessionnelle ou idéologique.»
Les élu(e)s du SNALC vous défendent et vous informent sans tambour ni trompettes.

CAPD du 17 mai 2019, vos élu(e)s vous rendent compte
Ce matin s’est tenue la CAPD concernant « les départs en formation aux modules d’initiative nationale dans le domaine de la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers pour l’année 2019/2020 ».
Cette année 3 collègues partiront de droit puisqu’il s’agit de la suite de leur formation initiale.
7 autres personnes ont été retenues selon leur demande à condition qu’elles appartiennent aux priorités départementales définies par l’inspecteur ASH et qu’elles n’aient pas effectué de stage MIN les 3 années passées…
Il aura été demandé que la circulaire soit plus précise à l’avenir quant aux modalités des priorités de départ

Le deuxième point à l’ordre du jour était « les départs en congés de formation professionnelle pour l’année scolaire 2019/2020 ».
Il s’agissait de répartir 114 mois de formation selon trois groupes
– Groupe 1 Diplômes de Niveau I (niveau Master 2 et +): 33,35 mois
3 collègues partiront pour 10 mois
– Groupe 2 Diplômes de Niveau II (niveau licence, Master) : 39,82 mois
4 collègues partiront pour 10 mois
– Groupe 3 Diplômes de niveau III à V et formations non diplômantes : 40,82 mois
3 collègues partiront pour 10 mois, 1 pour 8 et 1 pour 6.
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Syndicat enseignant