Le SNALC appelle à la grève le 12 novembre

Réuni ce vendredi 19 octobre 2018, le Bureau National du SNALC a pris connaissance des deux plates-formes appelant à la grève le 12 novembre 2018.

Le SNALC est en accord avec les préoccupations communes à ces deux plates-formes. En effet, les suppressions de postes annoncées seront néfastes à nos conditions de travail et à l’apprentissage de nos élèves.

Le SNALC est en accord avec le constat selon lequel l’investissement dans le premier degré est d’une insuffisance dangereuse. Le ministère ne semble pas avoir pris la mesure des besoins engendrés par sa volonté de dédoublements en CP et en CE1. Une fois encore, il ne fait pas montre d’un grand intérêt pour les conditions de travail ou la qualité de l’enseignement.

Le SNALC est en accord avec les inquiétudes graves et légitimes face à la réforme de notre système de retraites. Cette réforme et le gel de nos salaires nuisent à nos conditions de vie et sont un frein à l’attractivité de nos professions déjà fort mal en point.

Le SNALC tient à rappeler que, à l’instar de ce qui existe dans la voie professionnelle, une large intersyndicale est le meilleur moyen de faire valoir nos revendications.

C’est pour cela que le SNALC prend aujourd’hui la décision de signer les deux plates-formes. Il tient par ce geste à montrer sa volonté de rassemblement. Nous devons lutter côte à côte pour défendre les intérêts matériels et moraux des collègues.

 

Loi Blanquer : abus de confiance

Le SNALC a voté contre le projet de loi « Pour une école de la confiance », présenté ce jour au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Une fois encore, le dialogue social du ministère est pitoyable. Une unique rencontre sans aucun document, et voilà comment on consulte les organisations représentatives sur un projet de loi qui modifie très largement notre système éducatif. Nous n’avons aucune visibilité réelle sur l’éventuelle réforme des ESPE, sur la politique d’expérimentation que cette loi vise à étendre ou encore sur la fumeuse évaluation des établissements scolaires prévue. On nous demande de signer un chèque en blanc.

Le SNALC ne peut se contenter de promesses (qui n’engagent que celles et ceux qui y croient). S’il soutient la scolarité obligatoire dès 3 ans, qui sanctuarise l’école maternelle, il rejette avec force la fusion des académies contenue dans le projet ou bien encore la généralisation d’établissements publics prenant pour modèle le fonctionnement du privé, avec fusion du premier et du second degrés.
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Rythmes scolaires : souvenez-vous !

Lors de la mise en place de la semaine de 4,5 jours, le SNALC et le SNE s’étaient clairement positionnés contre.

En septembre 2018, 85% des écoles ont rebasculé dans la semaine de 4 jours et nous nous en félicitons.

Néanmoins, certains aujourd’hui réécrivent l’histoire, en se targuant d’avoir été les fers de lance de ce retour aux 4 jours. Le SNALC et le SNE tiennent donc à rappeler la réalité des faits.

En 2010, l’Appel de Bobigny a été signé par le SE-UNSA, le SNUIPP, le SGEN-CFDT et la CGT. Cet appel condamnait sans équivoque la semaine de 4 jours et appelait… à la semaine des 4,5 jours ! (1)

À la veille des élections professionnelles, il convient de rappeler cette donnée, afin que les collègues puissent choisir le syndicat qui a réellement porté leurs revendications.

Le SNALC et le SNE ont toujours assumé et réfléchi leurs choix, dans le seul intérêt des écoles et des collègues, et sans les instrumentaliser. Et nous n’avons pas l’intention de changer notre manière de faire du syndicalisme.

(1 ) Voir ici page 36

Syndicat enseignant