L’écriture inclusive à l’école

Le SNALC rappelle que la lutte contre les discriminations est un travail de tous les jours pour tous les enseignants et particulièrement dans le premier degré où l’âge des élèves est le plus approprié pour intégrer des notions comme le respect des autres et les valeurs républicaines. C’est à l’école primaire que les apprentissages autour du vivre ensemble commencent, en parallèle du lire-écrire-compter qui nécessite la plus grande des attentions.

L’élève de primaire essaie de lire et d’apprendre par lui-même à la maison et le professeur des écoles est souvent obligé de revenir sur ces apprentissages extérieurs. Ce dernier doit user de la répétition systématique en s’appuyant, pour la lecture-écriture, des affiches de phonèmes et de graphèmes qui ornent les murs des salles de classe. Nullement décoratives, elles sont des supports visuels indispensables à la mémorisation et à la conversion grapho-phonétique.

Au cours des premières années de la scolarité, chaque élève s’amuse en dehors de l’école à lire systématiquement tout ce qu’il trouve. Cela lui permet de réinvestir et perfectionner les éléments de la lecture abordés en classe et de clamer : « Ça y est, je suis grand, je sais lire !». Cette phrase illustre parfaitement ce que l’acquisition de la lecture représente dans la construction de l’image de soi. Mais comment un élève peut-il lire, comprendre et oraliser une écriture inclusive, loin d’être utilisée par tous ? Quelles complexités pour des élèves qui, au regard des enquêtes, sont déjà en grande difficulté avec la langue française ! L’écriture inclusive est un code pour adultes qui répond à une idéologie d’adultes. Qualifiée d’illisible, elle est une catastrophe pour nos élèves, sans parler des 5 à 7% d’entre eux (selon l’Inserm) concernés par les troubles DYS.

Pour le SNALC, l’écriture inclusive n’a pas sa place à l’École. L’égalité homme-femme ne doit pas s’enseigner par le biais de l’écriture inclusive avec de jeunes enfants. Si au nom de l’égalité homme-femme, on complexifie la langue française, nos élèves risquent fort d’assimiler cette égalité à une notion complexe. Est-ce finalement réellement souhaitable ?

Comité Technique Ministériel du 6 mai 2021, déclaration du SNALC

Le SNALC se contentera d’un rapide rappel sur trois points d’importance, sans revenir sur les annonces faites par le ministre hier, puisque nous nous sommes déjà publiquement exprimés sur le sujet (voir notre communiqué « BACCCALAURÉAT PITOYABLE ») :

  • Sur la campagne d’auto-tests, est-il prévu de revenir à la raison quant à ses modalités d’organisation ? Le gouvernement a tout de même réussi l’exploit de se mettre tout le monde à dos alors même qu’il y a un large consensus sur l’intérêt du déploiement massif des auto-tests.
  • Sur la vaccination, le SNALC se déclare incapable de faire une déclaration qui maintienne un niveau de langue correct et respecte les standards élémentaires de politesse.
  • Enfin, sur le Grenelle (et sur la répartition de l’enveloppe de 45 millions), y a-t-il quelqu’un qui s’en préoccupe encore au ministère ?

Je vous remercie.

Lire aussi :
PERSONNELS SOCIAUX : expression commune des organisations représentatives au CTM du 6 mai 2021

Quels professeurs des écoles pour le XXIème siècle ?

Il sera bientôt fréquent de rencontrer dans toutes les écoles plusieurs catégories d’enseignants : les professeurs titulaires, stagiaires, contractuels ou «alternants».

Les stagiaires peuvent avoir plusieurs dénominations selon les académies : PES (professeurs des écoles stagiaires), EFS (enseignants fonctionnaires stagiaires), PFSE (professeurs fonctionnaires stagiaires étudiants), etc. Quelle que soit leur dénomination, les stagiaires, après avoir réussi le CRPE, se retrouvent en responsabilité d’une classe à mi-temps.

Depuis plusieurs années, l’Éducation nationale fait appel à des contractuels pour combler le manque de remplaçants. Avec l’épidémie de covid-19, de nombreux contractuels ont dû être recrutés en urgence pour remplacer les PE vulnérables, et pallier une fois de plus le manque de titulaires remplaçants. Ces contractuels, sans aucune formation pédagogique, ont été nommés sur un poste, peu importe le niveau de classe.

Avec la réforme de la formation initiale, l’école primaire verra l’arrivée généralisée des « alternants» : des étudiants de M1 ou M2 qui enseigneront, sans période d’essai, après avoir signé un contrat pour une durée de douze mois consécutifs.

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Syndicat enseignant