La vérité sur les établissements des savoirs fondamentaux

Le projet d’EPSF (Etablissement Public des Savoirs Fondamentaux) a fait l’effet d’une bombe lors de son annonce, à laquelle personne ne s’attendait. Plusieurs aspects ont fait bondir et réagir les enseignants, directeurs comme adjoints, mais aussi les familles, dès lors que les médias et les syndicats ont relayé cet amendement.

Sur le choix très discutable de la méthode tout d’abord, qui s’apparente à un passage en force. Cet article 6 quater du chapitre 1er du Titre II du projet de Loi BLANQUER a été présenté et voté en moins d’une heure à l’Assemblée nationale en présence d’un nombre très réduit de députés. Sans discussion préalable avec les partenaires sociaux. La façon de procéder est singulièrement cavalière.

Sur le point d’entrée d’une évolution de la direction d’école : ce projet n’est pas ce qui est attendu prioritairement sur le terrain. Il ne fait qu’ajouter de la complexité, en créant un maillon hiérarchique supplémentaire, en plus de l’IEN. Il va de surcroît diviser la profession en deux groupes, la majorité des directeurs étant écartés d’une évolution à laquelle beaucoup aspirent. Les missions de chacun étant par ailleurs très floues.

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Souffrance des personnels : assez !

Le SNALC est atterré par l’annonce du suicide (communication du procureur de Béziers) d’une conseillère principale d’éducation du lycée Jean-Moulin à Béziers (Hérault) le 16 avril dernier.

L’Institution se doit de réagir face à ce que nous pouvons aisément considérer comme un « France Telecom » bis : bis repetita non placent[1] ? Il s’agit du 6e suicide dans cet établissement en 11 ans. Le doute n’est plus permis. Ce drame fait tristement écho à celui de Jean Willot.

Plus question de mettre ce type d’acte sur le dos de la fragilité des personnes mais sur celui de l’Institution qui met en danger, chaque jour un peu plus, la santé physique et psychologique de ses personnels. Il est temps de libérer la parole et d’admettre la défaillance du système.

C’est pourquoi le SNALC réitère sa demande, à savoir la mise en place d’une véritable médecine du travail et d’une prise en compte sincère de la souffrance des personnels à travers une politique dédiée et efficace.

En attendant, le SNALC ne reste pas les bras croisés et propose une synthèse sur la question ainsi que des recommandations.

Contact :
Maxime REPPERT, secrétaire national aux conditions de travail et au climat scolaire, maxime.reppert@gmail.com

[1] Les choses répétées deux fois ne plaisent pas.

L’arlésienne de l’indemnité de résidence

Les fonctionnaires, donc tous ceux de l’Éducation nationale, ne cherchent plus à savoir ce que signifie sur leurs feuilles de paie la ligne « indemnité de résidence ». Pourtant, en ces temps de demande de pouvoir d’achat, la question mérite d’être soulevée.

A l’origine, ces différences étaient dues aux zones où les bombardements avaient été plus ou moins intenses durant la guerre et donc où la crise du logement avait été plus ou moins grave. Après les années 1960, la plupart de ces indemnités ont été intégrées dans les traitements à l’exception de trois zones, celles où l’État a maintenu une indemnité égale à 3 % du traitement brut, celles où l’indemnité est égale à 1 % et celles où il n’y a aucune indemnité.

Ces différences ne servent pas à pallier la différence du coût de la vie entre telle et telle région. La preuve en est que le taux de cette indemnité est de 3 % pour Toulon et son unité urbaine multicommunale alors qu’il n’est que de 1% pour Nice1. Or, personne n’affirmera que le coût de la vie est moins élevé à Nice qu’à Toulon !

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Syndicat enseignant